Dernier jour vers Aumont-Aubrac ; deux ans après, nous revoilà ! (le 23/08/2009 à 17h05)
Nous nous chaussons pour notre
dernière étape, particulièrement courte.
La matinée est plutôt humide, ce
qui nous change des cinq premiers jours bien ensoleillés.
Nous faisons une pause vers 9h
aux Estrets, un tout petit village, où la messe va commencer. Quelques
personnes très âgées arrivent à l’appel des cloches qu’un jeune (mais alors
vraiment très jeune) retraité sonne dans le clocher ajouré. Gautier en fait un
petit film. Nous discutons un moment avec des paroissiens, ainsi qu’avec le
sonneur.
A la sortie de ce village, au
lieu dit « Pont des Estrets », franchir la Truyère est une expérience
émouvante pour Charles qui a commenté quelques mois plus tôt la carte au 50000ème
d’Entraygues-sur-Truyère.
Charles-Antoine et son cours d'eau fétiches (Entraygues-sur-Truyères était le thème d'une des épreuves de géo de l'ENS Lyon cette année)
Peu à peu, nous retrouvons les
paysages découverts en 2007 à notre première arrivée à Aumont-Aubrac. Une
randonneuse allemande sympa nous livre en anglais son expérience de
baroudeuse : serveuse, elle a décidé de partir vers Compostelle,
traversant la Suisse puis les Alpes françaises. Echange d’appareils photo. La
photo des deux acolytes rappelle étrangement celle qui avait été prise en 2007
au début de notre périple.
La serveuse allemande
La pluie se met à tomber, et
curieusement, c’est à ce moment là que nous croisons de nombreux pèlerins, pour
la plupart déjà rencontrés, comme la famille de Tours. Malgré les gouttes, les
framboises au bord du chemin nous occupent quelque temps.
Vers 10h30, nous arrivons déjà à
l’entrée d’Aumont-Aubrac, réalisant ainsi que nous sommes pèlerins de
Compostelle puisque nous avons parcouru 430 km sur la Via Podiensis.
A 11h, nous participons à la
messe depuis la tribune dans une église remplie.
A la sortie, nous retrouvons la
famille de Gautier qui nous a préparé un délicieux pique nique, bien
nourrissant. Avant de nous séparer, nous avons le plaisir de retrouver
plusieurs pèlerins qui s’arrêtent à l’église d’Aumont-Aubrac devant laquelle
nous sommes assis.
Nous retrouvons nos deux amies des Yvelines, rencontrées au Puy.