De Monistrol à Chanaleille (le 23/08/2009 à 16h53)
Une fois de plus, la matinée débute par une bonne ascension.
Mais comme nous en sommes à notre quatrième jour de marche, nos jambes sont
déjà musclées, et nous attaquons la côte comme des mobylettes. Un retraité qui
regarde les nombreux pèlerins passer s’écrit en nous voyant passer « Holà,
mais vous comptez arriver à Saint-Jacques ce soir ! » Nos objectifs
sont moins ambitieux. Nous hésitons sur notre lieu de résidence : le
Falzet, Chanaleille, ou les Sauvages. Ce ne sont que des hameaux puisqu’il n’y
a, pendant 30 kilomètres, aucun village sur le Chemin, une fois qu’on a passé
Saugues…
En arrivant sur Saugues
Nous arrivons en milieu de matinée dans le village de
Saugues, qui accueille un très grand marché. « Capitale du Gévaudan »,
il est très touristique. Nous y achetons deux saucissons (un de sanglier, un
autre aux myrtilles), pour cinq euros, avant de nous attarder dans l’église.
Nous passons un coup de fil à la propriétaire du gîte de Chanaleille :
pour quatre euros par personnes, nous pouvons camper dans le jardin et avoir
accès aux douches : c’est parfait.
La tour des Anglais, à Saugues
La suite de la matinée de marche est consacrée à traverser
la Margeride, qui nous plaît moyennement. Nous bavardons avec un couple de
pèlerin où monsieur est français et madame britannique.
Notre halte déjeuner est agréable. Nous mangeons avec une
baguette chacun le saucisson de sanglier, au pied d’une tour de guet multi
centenaire d’une quinzaine de mètres de haut, qui témoigne de la présence d’un
important château au Moyen-âge en cet emplacement.
Une tour de guet, au beau milieu de la margeride
Après une courte sieste digestive, nous nous remettons en
marche. Peu avant Chanaleille, nous nous goinfrons de framboises sauvages qui
poussent par milliers sur les bords du chemin.
Arrivés au gite, nous rencontrons un couple de cyclistes
belges avec lesquels nous échangeons longuement. Ils sont tous les deux profs
de sports en Wallonie et rallient la Belgique aux Cévennes.
Nos amis belges
Nous visitons ensuite rapidement le hameau, après une halte
dans l’épicerie-bar-restaurant du village pour nous ravitailler. Sur la route
de l’église, deux chiens aboient violemment à notre passage. Nous détalons et
décidons de passer par un autre chemin. Mais surprise ! Là encore, nous
nous confrontons à eux, et dans notre fuite en avant précipitée, le sac
plastique qui contient nos emplettes se casse dans les mains de Gautier,
laissant un litre de lait et une boîte de thon/tomates sur la route sur le
territoire des deux chiens … Il faudra une opération coup de poing longuement
préparée pour les récupérer !
Le clocher à peigne du hameau de Chanaleille
Seuls dans le gite le soir (tous les autres campeurs sont
allés manger dans le village), nous soignons notre dîner : chocolat Van
Houten, bouillon, pâtes-thon-tomates, crème dessert.