Nous partons de grand matin (7h00), sans petit déjeuner dans le ventre car nous ne nous sommes pas réapprovisionnés la veille. En cours de route, nous achetons des pâtisseries dans la boulangerie de Lavoûte. La Loire, sur laquelle se lève le Soleil, est de toute beauté. Deux châteaux, à proximité du village, se reflètent dans son cours déjà important.

La Loire, à l'aube, vue du pont du village de Lavoûte
Mais la contemplation laisse vite la place au sport, car pendant une heure et sac sur le dos, c’est une véritable séance de musculation des mollets qui nous attend. Nous prenons un sentier très raide qui serpente à travers le bois, et, en une demi-heure, nous nous élevons de 500 mètres…
C’est grâce à ce genre de chemin que nous comprenons pourquoi si peu de pèlerin (nous n’en croisons aucun en 2 jours) partent avant le Puy !

Vue sur le village, cinq cent mètres en contrebas
La ligne de crête qui suit est bien reposante en comparaison, et nous en profitons pour reprendre notre conversation. En fin de matinée se profile au loin l’imposante silhouette du château de Polignac. Le GR 3 passe par le village, où se tient se matin un minuscule marché (6 commerçants !), et dont nous visitons l’église. Le château (qui a appartenu a une très illustre famille) est payant et bien trop cher pour nos maigres bourses…

Arrivée à Polignac

Polignac et son église

L'arrivée sur le Puy : l'Aiguilhe et le rocher Corneille
Sitôt après Polignac, nous abordons le Puy par le Boulevard du Panorama : la ville avec ses deux pitons rocheux en son cœur nous fait forte impression, mais la chaleur est accablante et nous sommes pressés d’arrivés.
Nous faisons une première halte en l’église Saint-Laurent, dans la ville basse. Elle contient de belles et anciennes fresques, ainsi que le mausolée de Du Guesclin (contenant les restes de ses entrailles).
Nous contournons l’Aiguilhe et nous montons par la rue des Tables, jusques à Notre-Dame. Un accueil religieux au pied du monument nous renseigne, car nous sommes préoccupés par notre hébergement. La dame qui assure la permanence nous envoie d’abord au presbytère –il est complet – puis à l’accueil Saint-Jacques, un donativo (gîte à participation libre) qui peut nous accueillir.
Après un très repas très basique pain/pâté, nous nous mettons en route pour visiter la cathédrale et la ville haute.