Une fois réveillés et rassasiés
par un petit déjeuner rapide, nous nous empressons de prendre la route pour le
chemin 2009.
Nous commençons par monter pour
gagner les hauteurs d’où l’on surplombe la Loire.
Le sentier traverse de petits
hameaux et nous passons à proximité d’une grande propriété dont nous nous
imaginons un instant les propriétaires.
Puis, la descente s’amorce vers
Chamalières. Nous traversons un pont et nous nous arrêtons pour profiter du
paysage du matin, tout comme le pêcheur que nous dérangeons peut être un peu
(nous ne sommes pas vraiment bruyants, mais la région est très calme, surtout à
cette heure !).
Chamalières-sur-Loire
Le village est assez joli :
on peut visiter l’église du XIIème siècle, dans le style de toutes celles que
nous voyons dans la région. Celle-ci a des dimensions assez importantes car il
s’agit d’une ancienne prieurale. Le baptistère est particulièrement orné et
nous pouvons voir la tombe d’un évêque qui s’était fait plaisir pour sa
dernière demeure.
Nous poursuivons notre
chemin : celui-ci ne longe pas la Loire, comme nous pouvions le penser (GR
3 « Bords de Loire »), mais il nous emmène sur les hauteurs, souvent
en lisière de bois. Nous faisons la belle rencontre d’une salamandre.
Nous croisons une salamandre (un peu plus grosse dans la réalité que sur cette photo)
Notre projet est de passer par
Vorey sur Arzon où l’on pourrait s’achalander pour le midi, mais de poursuivre
vers Lavoûte sur Loire. Après avoir franchi une nouvelle fois la Loire, nous
faisons unepetite pause de fin de
matinée. Vorey n’arrive toujours pas et nous croisons des panneaux qui
indiquent la commune dans le sens contraire de notre marche. Nous serions-nous
trompés ? Visiblement. Ou alors le GR ne passe pas par Vorey comme prévu. Midi
arrive, nous n’avons pas de faim et notre faim est grande. Nous décidons de
nous arrêter dans un hameau, Ceneuil. Tant pis pour le pain, nous ferons de la
purée… Après tout, nous avons du lait et le butagaz est neuf. Un couple local
prend son repas sur la terrasse : nous leur demandons de l’eau mais
n’osons pas réclamer du pain (que nous leur aurions acheté). Alors que la purée
est en train de cuire, le boulanger passe dans son camion. Nous pouvons
envisager un festin : 2 baguettes, purée, maquereaux et… des prunes que
nous offre par le couple qui nous avait désaltérés !
La sieste accomplie, regonflés,
nous marchons une heure environ pour gagner Lavoûte sur Loire. Cependant, le
camping est à deux kilomètres du village… Nous nous y traînons : la
première journée a été bien remplie !
Le camping est en bord de Loire
et nous n’avons pas envie de faire le trajet aller-retour au village pour nous
ravitailler, mais un voisin généreux nous prête son vélo. Douche et repas du
soir pris, nous allons embêter les pêcheurs en bord de Loire avant de nous
coucher.
Nous n’avons croisé aucun pèlerin
ni aucun randonneur en deux jours… Cela nous change des années précédentes et
nous sommes assez impatients d’atteindre Le Puy pour rencontrer du monde !