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Petit déjeuner vivant ce matin puisque nous le prenons au gîte ! L’agitation du départ est dans tous les cœurs et nous partons peu après 7h30 pour une étape d’environ 24 kilomètres. Nous marchons pour commencer avec Georges et quatre jeunes Parisiens : c’est aujourd’hui la cérémonie d’ouverture des J.O. de Pékin, ce qui fait couler beaucoup de salive : Georges est pro-tibétain.
Les champs de tournesols et la lumière du matin offrent des spectacles remarquables. Un champ de tournesol
Entre Lascabanne et Lauzerte : un des paysages les plus agréables depuis l'Aubrac
Nous décidons d’avoir notre premier véritable arrêt à Montcuq, gros village rendu célèbre par son nom, bien que la prononciation locale ne permette pas les confusions… Dommage ! Le panneau tant de fois volé...
Le donjon du XIème siècle qui domine le bourg de Montcuq Une brocante envahit la rue principale de Montcuq, nous nous y intéressons après avoir laissé nos sacs dans une église. Nous y achetons de vieux « guides vert » à 2 € l’unité. Charles-Antoine s'offre la Provence et Gautier les Châteaux de la Loire. Le tour de Montcuq est assez rapide, son église et son château étant perchés en haut de la colline sur laquelle s’établit la localité. Nous nous ravitaillons « aux caprices de Montcuq » puis dans une supérette où nous apprenons que l’ex-premier ministre Raffarin est venu quelques jours auparavant. Nous sommes sur ses traces d’une certaine manière même s’il n’a pas du être pèlerin de Compostelle… Escale dans la petite église de Rouillac, restaurée par des passionés (600m hors GR, bien visible)Le chemin continue à travers petits bois et champs, l’occasion de discuter, de chanter, d’écouter. Une ferme propose des prunes que nous achetons pour nous alimenter en fructose. Nous croisons les quatre Parisiens en train de prendre leur repas arrosé au Cahors face à un point de vue sympa. Ils nous offrent la rasade ! Les quatre parisiens
Une Lamborghini des champs (sic)
Nous poursuivons le chemin, passant au pied de Montlauzun, pas vraiment pressés d’arriver aujourd’hui… L’arrêt sera donc un peu plus long que d’habitude, les acolytes goûtant au plaisir de la sieste digestive offrant aux différents pèlerins le loisir de les doubler ! Après quelques montées et descentes un peu raides, nous apercevons le village perché de Lauzerte. Lauzerte est l’un des 149 plus beaux villages de France, un label qui nous fait peu d’effet, puisque Saint-Côme d’Olt qui avait ce même titre ne nous avait pas emballés... Les publicités du camping nous amusent : « le grenier des cœurs » semble nous ouvrir grandes ses portes en bas de la colline… 
La montée nous semble pénible, surtout que le charme du village ne nous touche pas vraiment. Incontestablement, la place du village permet les rencontres : les trois Lorraines, les Flamands, les Parisiens, les Genevois et les Allemands ! Lauzertes, perché sur une colline
Nous avons une longue conversation en franglais avec Peter, qui nous dit que son gros coup de cœur sur le chemin est l’Aubrac. Puis, amusé par l’histoire du grenier des cœurs, il nous confie « You’re not at the right place ! The most beautiful girl are not on the path to Compostelle, not at all ! ». Heureusement, aucune pèlerine ne surprend cette conversation.  Peter et les deux flamands, sur la jolie place du centre du village
Nous redescendons vers le camping qui nous semble un « grenier des cœurs » fantôme. Après quelques courses au supermarché à un kilomètre, nous nous restaurons de soupe, de pâtes au thon (hummm), de yaourts, de crème dessert au chocolat et de prunes. Quel festin… Mais partagé à deux seulement, cela n’a pas tout à fait la même saveur que la veille, même si nous logeons au « grenier des cœurs » !
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