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Dès 7 heures ce matin, nos deux acolytes sont debouts. Charles-Antoine part de Reims, Gautier de Tarare (à 30 km à l’Est de Lyon) et notre lieu de rendez-vous est Figeac. CA emprunte le TGV pour Paris, puis le Corail jusqu’à Brive et enfin un car de la SNCF. Il arrive vers 14h00. La traversée de la France du Nord au Sud est facile. Pour Gautier, c’est une autre paire de manches. Il faut prendre un train à 7h08 pour arriver à 18h06. 11 heures de trajet avec 4 trains au total pour effectuer les 236 kilomètres à vol d’oiseau qui séparent Tarare de Figeac ! Heureusement le billet n’est qu’à 22 euros. La traversée de la France en train dans la direction Est-Ouest et sans passer par Paris est la meilleure des publicité pour Europcar ou Avis… Nous nous retrouvons à la gare, puis nous nous rendons au carmel de Figeac, qui accueille les pèlerins pour la nuit et le petit déjeuner en échange d’une participation libre. Là, nous prenons part aux vêpres. Les sœurs sont cloîtrées, derrière une grille qui est ouverte le temps de l’office, mais nous ne pouvons pas les voir. C’est une communauté qui chante particulièrement bien, juge Gautier. Puis nous sommes accueillis par une trentagénaire espagnole, Carmen, qui est l’hospitalière du carmel bénévolement pendant l’été depuis des années, ainsi que par Mireille, une pèlerine expérimentée de la région qui lui prête main forte ce jour là. Mireille nous confie que pour rejoindre Figeac depuis Cahors en train (50 km à vol d’oiseau), elle doit prévoir une demi-journée… Nous leur achetons deux Credentiales (rebaptisées Créanciales par les évêques de France) pour 3€ chacune. Notre pèlerinage devient presque officiel ! Le carmel accueille ce jour là deux femmes tchèques : une jeune étudiante en Beaux Arts et une monitrice d’auto-école. L’étudiante parle un bon français, il nous est donc possible d’engager la conversation. Elle sera centrée sur les préoccupations basiques du pélerin : (D’où partez vous cette année ? D’où êtes vous partis la première année ? Quel est votre lieu d’hébergement demain soir ?), il faut se remettre dans le bain de la marche. 
Le repas au carmel de Figeac. Puis, quatre jeunes religieuses, des sœurs de la Présentation de Marie s’installent à notre table. Nous sommes huit, le carmel est complet. Jane (qui est anglaise) vient de Rouen, Catherine et deux autres sœurs (dont l’une est institutrice) sont du Sud-Ouest. Les sœurs nous détaillent leur programme de randonnée : nous ne nous croiseront plus, elles seront toujours une étape derrière nous. Après un repas fait de pâtes (le meilleur ami du marcheur, comme du sportif en général), des douches rafraîchissantes et une promenade dans la ville de Figeac (remarquablement restaurée, notamment grâce au poids politique de l’ancien ministre Martin Malvy , nous nous couchons dans le dortoir que nous partageons (en tout bien tout honneur) avec les demoiselles tchèques.  La répartition de la charge (13 kilos chacun). C’est toujours trop, mais mieux que les 15,5 kilos de l’an dernier. Allez, l'an prochain on fera 11.
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