|
Réveil un peu difficile dans notre tente froide et humide. Nous plions bagage avec peine et petit déjeunons sans allégresse. La route de 21 kilomètres (avec la variante) vers Livinhac-le-Haut commence par une montée agressive jalonnée par la chapelle Sainte Foy.  Marche sous la brume, puis sous la pluie.
Nous gagnons assez tôt le village de Noailhac dans lequel nous faisons un arrêt à l’église. CA exerce ses talents à l’harmonium à pédales, moment émouvant et filmé par Gautier… [en ligne bientôt j’espère…]
 L'organiste fou
Le chemin se poursuit sous la pluie, poncho sur le dos et sur le sac… C’est assez pénible et nous ne nous parlons pas ou peu. Il faut avancer. L’arrivée à Decazeville est longue car la ville est étendue et la descente prend du temps. Au passage nous mangeons quelques mûres. Toujours sous la pluie, nous décidons de faire une halte à Decazeville, ancienne cité minière et industrielle frappée par la fermeture de ses usines. Nous nous abritons sous le porche de l’église et nous mangeons nos deux baguettes de pain et nos deux boîtes de pâté. Revigorés, nous donnons un concert aux passants : Ultreia (le chant « officiel » des pélerins), Kyrie, Rois des rois et d’autres tubes… Tout le monde nous regarde (ou nous filme), apeuré, mais en tout cas la pluie cesse et nous reprenons la route. Au hameau de Saint Roch, nous croisons des villageois étonnés par notre cadence ! Nous découvrons Livinhac-le-Haut dans la vallée du Lot. Nous descendons presque un kilomètre dans la boue. Nous nous installons au camping Beau Rivage dont le nom fait plus rêver que l’environnement. La tente montée, nous allons au village pour faire quelques courses à la supérette. Sur l’ancien presbytère est tendu un étendard : Ultreia ! Bienvenue aux pèlerins ! L'accueil des pélerins à Livinhac-le-haut Nous entrons, rencontrons des pèlerins et sommes accueillis par une dame du village qui nous offre une menthe à l’eau et des gâteaux. Nous laissons un mot sur le livre d’or et mettons une punaise à l’emplacement de Reims sur la carte de France qui indique notre provenance. Le soir, repas en duo, ce qui n’était pas arrivé depuis un certain temps ! Le bleuet micro fonctionne bien et nous mangeons de bon cœur la soupe et des pâtes à la Carbonara au bord du Lot.  Dîner au bord du Lot.
"Ben ils ont une drôle de gueule les spaguettis" Finalement, Beau Rivage, ce n’est pas si mal comme nom. |