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| JOUR 1 : VERS NASBINALS |
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| L'après-midi à Nasbinals (le 14/08/2007 à 19h10) |
Une fois la tente montée, nous examinons nos pieds qui commencent à se faire sentir. Quelques pansements Compeed plus tard, nous nous dirigeons vers le village de Nasbinals qui respire l'opulence grâce au tourisme draîné par le tourisme.
L'église de Nasbinals Nous mangeons deux pains au chocolat chacun avant de visiter l'église du village. Puis nous faisons une petite halte à l'épicerie du village pour y acheter de la sauce tomate, deux pommes et deux yaourts.
Le boucher s'appelle A. Souchon. Comme il a une petite cinquantaine, il doit être trop jeune pour s'appeler Albert ou Auguste, trop vieux pour Antony ou Arnold... Il se prénomme Alain, sans doute, selon l'implacable déduction de CA.
Nous prenons notre dîner au camping en compagnie d'une compagnie d'une charmante famille vendéenne : les parents et leurs trois enfants, Esteban, Salomé et Merlin.
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| Aumont-Aubrac vers Nasbinals (le 13/08/2007 à 11h00) |
Réveil (douloureux) à 6h15.
Le temps de replier la tente, de se faire chauffer un chocolat et de se brosser les dents, nous sommes en route pour Nasbinals. On ne sait pas trop à quoi s'attendre.
A peine 1 kilomètres et déjà on croise d'autres pélerins. "Bonjour, bonne route, etc." Après 20 minutes, nous rencontrons notre premier compagnon de route : il marche depuis le Puy et s'arrête à la moitié de notre parcours, à Prinsuéjols.
Nous marquons une première pause dans un village fantôme (La Chaze de Peyre).
Le temps d'abord brumeux se lève et nous découvre les monts de l'Aubrac qui moutonnent entre 1200 et 1500 mètres d'altitude. Bonne surprise : c'est magnifique. C'est une région quasiment déserte si l'on excepte les 50 000 vaches...
Une vache de la race Aubrac à la robe couleur de miel et aux longs cils.
Après 20 kilomètres où le plus difficile fut de porter le poids de nos sac, on fait une pause déjeuner à Rieutort d'Aubrac. Un rapide bilan sur notre nourriture ne nous fait pas fantasmer : chacun a le droit à 250 g de salade en conserve riz-thon au curry. On les mange plus pour alléger le sac que par appétit (c'est absolument infect) et on commence à s'interroger sérieusement sur notre ravitaillement futur : on ne peut quand même pas carburer uniquemet aux barres de céréales... Heureusement, une pélerine vient nous rejoindre : Soizic. Elle a déjà fait le chemin jusqu'à Saint-Jacques et repart du Puy cet été pour marcher. On bavarde un peu, on regarde passer un groupe de 6 scouts épuisés et on fait une mini-sieste (puisqu'il gèle...) Curieusement après cette halte qui n'a de repas que le nom, on repart de plus belle en avalant les 6,5 derniers kilomètres en à peine une heure et en doublant sur la montée de Montgros quelques pélerins médusés. Le paysage n'a jamais été aussi beau :
Un pont sur le Rau.
Après ce sprint dont nos pieds se souviendront lontemps, on découvre un panneau Nasbinals, on cherche péniblement le camping du village qui est à plus d'un kilomètre et on pose la tente. |
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